Si l’homme est lui-même une poussière d’étoile, pourquoi ne pas admettre qu’il existe un rapport entre les mouvements des astres et notre état biologique ? Tout le monde connaît l’influence de la Lune sur les marées, par exemple, ou celle du rayonnement du Soleil sur le rythme des saisons. Il paraît donc logique d’étendre l’influence des corps célestes qui nous entourent à nous-mêmes : l’astrologie est à la fois cette science et cet art qui s’intéresse aux effets des planètes sur les êtres vivants.
L’astrologie est une science, vieille de plus de cinq mille ans, véhiculée par de nombreuses civilisations, parmi les plus évoluées, qui ont établi leurs propres modes d’expérimentation. La somme de connaissances amassées depuis la nuit des temps en fait déjà une technique admirable en soi. Mais elle fait mieux encore. Le fait que nous ayons depuis longtemps dépassé la "révolution copernicienne" n’a pas érodé ses fondements, bien au contraire. Car l’astrologie a toujours pris pour parti de voir les choses non pas comme si la Terre était le centre du monde mais bien parce que c’est à l’endroit où nous vivons que nous ressentons d’une certaine manière les énergies des planètes. En gardant à l’esprit cette idée, bien des barrages tomberont déjà. D’ailleurs, l’astrologie se fonde toujours sur une base scientifique reconnue que sont les éphémérides. Etablies par les astronomes, elles relèvent avec rigueur et précision les positions planétaires du passé, du présent et du futur.
L’astrologie est aussi un art, car elle fait appel à l’interprétation de ces connaissances brutes et demande une bonne dose d’intuition. Faire la synthèse des techniques reconnues demande un certain « feeling » mais également un amour de l’être humain et de la condition humaine. Le bon praticien doit chercher à tirer le meilleur des messages qu’il déchiffre et non pas en déduire – ce qui serait de l’arrogance – des prédictions inéluctables.
L’astrologie n’appartient donc pas aux arts divinatoires, puisqu’elle respecte ses propres règles, qui elles-mêmes trouvent leur fondement dans des faits concrets et réels.
L’astrologie est plutôt une science humaine qui, à l’instar de la psychologie, de la sociologie ou du droit, évolue en fonction de l’époque, de la civilisation et des connaissances.
Il serait donc faux de trop demander à l’astrologie. Ce sont parfois ses adversaires les plus virulents qui ont à son égard une attitude irrationnelle. Comme d’autres connaissances, l’astrologie que nous pratiquons aujourd’hui s’est enrichie depuis Babylone mais les terres à défricher sont encore très vastes. Nous pouvons déjà commencer par lever la tête vers la voûte céleste et regarder le rayon infini qui nous entoure : ces 360 ° représentent la roue du zodiaque, qui se divise en douze tranche de 30 ° et portent les noms des douze signes.